Les Chroniques d'un Lycéen

mardi, septembre 06, 2005

Dans un gratt'ciel, surplombant Tokyo

Ou au premier étage d'un appartement surplombant la Compagnie Française de l'Orient et de la Chine, c'est pareil, on ne peut pas regarder au zénith et contempler les étoiles. De toute façon elles ne valent pas la peine d'être vues, ce ne sont que des toupies lumineuses, ça fait mal au cou de les regarder. Les vraies viennent du coeur de Montréal, et ils seront nettement plus proches cette nuit.

Stars - Set Yourself On Fire

L'album démarre avec une bien jolie phrase et nous livre à une cinquentaine de minutes de pure bonheur, la voix de Amy Milan fait l'effet d'une grande tasse de chocolat chaud après une bataille de neige intense et les vocalises de Torquil Campell donne l'impression d'avoir fait le tour du monde (de Tokyo justement, jusqu'aux fin fonds de l'hiver infernale de Montréal) en road-trip pendant le court laps de temps que dure cette oeuvre.

La première chanson, "Your Ex-lover is Dead" est une balade sous la pluie, elle déchire. Si après avoir écouté le refrain chuchoté par Amy, la basse (Evan Cranley) et le cor (Chris Seligman) en parfaite harmonie, un frisson ne vous parcoure pas l'échine, la chanson suivante, "Set Yourself on Fire" vous mettera les points sur les ı.

"Ageless Beauty" et "Reunion" se déroulent dans une ambiance nuageuse, comme dans un rêve. Non, en mieux.

Dans "Sleep Tonight" et "One More Night" le sujet traité est la satisfaction de notre désir élémentaire (Non, pas manger hein ?) vue à travers deux points de vue différents. "The First Five Times" est aussi sous la même optique, la satisfaction comme son nom l'indique, les cinq premières fois, mais racontée d'une manière plus abordable, le besoin de manger des glaces partout, à chaque moment.

Une touche anti-Bush dans "He Lied About Death", la phrase "I hope your drunken daughters are gay" prononcée avec une certaine insistance. Propos considérablement compréhensibles venant d'un groupe Canadien.

C'est la "Soft Revolution", courez à la Fnac vous décrasser les oreilles. (Ou utilisez des moyens plus subtils et économiques)


"fuckhead, je te remercie du fond du coeur."